Vous cherchez si votre commune est concernée par la mérule ? Consultez directement le tableau ci-dessous. Il réunit les communes et les départements faisant l’objet d’un arrêté préfectoral recensé en France.
Attention au mot « infestée » : un arrêté délimite une zone de présence d’un risque de mérule. Il ne signifie pas que toutes les maisons de la commune sont atteintes. À l’inverse, une commune absente de la liste peut tout de même compter des bâtiments touchés.
Quelles communes sont concernées par un arrêté mérule ?
| Département | Communes ou zones citées |
| Aisne (02) | Belleu, Bourguignon-sous-Montbavin, Château-Thierry, Chauny, Crépy, Guise, Hirson, Laon, Lerzy, Liesse-Notre-Dame, Neuilly-Saint-Front, Nouvion-et-Catillon, Origny-en-Thiérache, Oulches-la-Vallée-Foulon, Sains-Richaumont, Suzy, Tergnier |
| Aube (10) | Sainte-Savine, Planty, Bercenay-en-Othe, Troyes |
| Calvados (14) | Bayeux, Bénerville-sur-Mer, Caen, Condé-en-Normandie, Deauville, Hermanville-sur-Mer, La Rivière-Saint-Sauveur, Le Molay-Littry, Les Monts d’Aunay, Lion-sur-Mer, Lisieux, Mathieu, Mézidon Vallée d’Auge, Noues de Sienne, Orbec, Pont-l’Évêque, Varaville, Villerville, Vire Normandie |
| Corrèze (19) | Allassac, Bonnefond, Bort-les-Orgues, Brive-la-Gaillarde, Goulles, Lacelle, Le Lonzac, Lubersac, Malemort, Maussac, Objat, Peyrelevade, Saint-Bonnet-la-Rivière, Saint-Martin-la-Méanne, Treignac, Tulle, Ussel |
| Côtes-d’Armor (22) | Lannion, Perros-Guirec, Saint-Brieuc, Saint-Quay-Portrieux |
| Creuse (23) | Bellegarde-en-Marche |
| Eure (27) | Les Andelys, Bosquentin, Cailly-sur-Eure, Conteville, Lisors, Vexin-sur-Epte |
| Finistère (29) | Audierne, Bénodet, Brest, Camaret-sur-Mer, Châteaulin, Châteauneuf-du-Faou, Concarneau, Douarnenez, Elliant, Fouesnant, Morlaix, Plomodiern, Plouescat, Pont-Aven, Pont-l’Abbé, Quimper, Quimperlé, Rosporden, Saint-Martin-des-Champs, Scaër |
| Indre (36) | Aigurande, Bagneux, Châteauroux, Chazelet, Concremiers, La Châtre, Mouhet, Nuret-le-Ferron, Parnac, Saint-Chartier, Saint-Genou, Villentrois-Faverolles-en-Berry |
| Jura (39) | Salins-les-Bains |
| Moselle (57) | Marange-Silvange, Pierrevillers |
| Oise (60) | Andeville, Aumont-en-Halatte, Beauvais, Belle-Église, Bonneuil-en-Valois, Boulogne-la-Grasse, Bresles, Bulles, Carlepont, Chambly, Choisy-au-Bac, Compiègne, Coye-la-Forêt, Creil, Élincourt-Sainte-Marguerite, Estrées-Saint-Denis, Fresnoy-la-Rivière, Gondreville, Labosse, Lassigny, Montjavoult, Mouchy-le-Châtel, Mouy, Noyon, Orvillers-Sorel, Pimprez, Pouilly, Ravenel, Rémy, Rousseloy, Rully, Saint-Just-en-Chaussée, Sempigny, Trosly-Breuil, Venette, Vineuil-Saint-Firmin |
| Orne (61) | Gacé, La Ferté-Macé |
| Puy-de-Dôme (63) | Bagnols, Celles-sur-Durolle, Clermont-Ferrand, La Bourboule, La Tour-d’Auvergne, Le Mont-Dore, Thiers |
| Haut-Rhin (68) | Kaysersberg Vignoble |
| Rhône (69) | Lyon — certaines zones de la commune |
| Seine-Maritime (76) | Yvetot |
| Deux-Sèvres (79) | Amailloux, Argentonnay, Châtillon-sur-Thouet, François, La Crèche, Le Vanneau-Irleau, Niort, Saint-Généroux, Saint-Jean-de-Thouars, Saint-Maixent-l’École, Saint-Maxire, Secondigny, Thénezay, Thouars, Val en Vignes, Vernoux-en-Gâtine, Voulmentin |
| Somme (80) | Des zones communales sont délimitées par l’arrêté départemental ; vérifiez l’adresse exacte sur la carte officielle |
| Vaucluse (84) | Avignon |
| Vosges (88) | Cornimont, Épinal, Le Thillot, Lubine, Plainfaing, Ventron, Wisembach |
Un arrêté peut viser toute une commune, plusieurs quartiers ou seulement des parcelles précises. Pour une vente, un achat ou une démarche administrative, le nom de la commune ne suffit donc pas : il faut vérifier l’adresse exacte du bien dans la carte nationale et dans l’arrêté préfectoral.
Comment savoir si une adresse se trouve en zone mérule ?
La vérification se fait en quatre étapes :
- Recherchez l’adresse sur la cartographie nationale des termites et des mérules publiée par le Cerema.
- Repérez l’arrêté préfectoral associé au département et à la commune.
- Consultez le plan ou l’annexe de l’arrêté : le zonage peut ne couvrir qu’une partie de la commune.
- Dans le cadre d’une vente, demandez au notaire de confirmer les informations à remettre à l’acquéreur.
Cette recherche répond à une question administrative : le bien est-il situé dans une zone délimitée ? Elle ne répond pas à la question technique : le bâtiment contient-il de la mérule ? Pour le savoir, il faut examiner le bien.

Que signifie un arrêté préfectoral mérule ?
Lorsqu’un ou plusieurs foyers de mérule sont identifiés, le préfet peut délimiter les zones où existe un risque de présence du champignon. L’arrêté permet d’informer les occupants et les futurs acquéreurs, mais il ne classe pas automatiquement chaque maison comme infestée.
Il faut distinguer trois situations :
- commune sous arrêté : un zonage administratif existe sur tout ou partie de son territoire ;
- foyer déclaré : la présence de mérule a été signalée dans un bâtiment ;
- maison infestée : le champignon a été identifié dans le bien après examen.
Une même commune peut donc être concernée par un arrêté alors que de nombreuses maisons ne présentent aucun problème. À l’inverse, un bâtiment peut être touché dans une commune qui ne figure pas encore dans la liste.
Quelles obligations en cas de mérule ?
La présence de mérule doit être déclarée en mairie
Lorsqu’un occupant découvre la présence de mérule dans un immeuble bâti, il doit la déclarer en mairie. Si le logement est inoccupé, cette déclaration revient au propriétaire. Dans les parties communes d’une copropriété, elle incombe au syndicat des copropriétaires.
Cette déclaration permet aux pouvoirs publics de suivre les foyers connus et, lorsque la situation le justifie, de délimiter une zone de risque par arrêté préfectoral.
Le vendeur doit informer l’acquéreur dans une zone délimitée
Lorsqu’un bien est situé dans une zone couverte par un arrêté, l’acquéreur doit recevoir une information sur la présence d’un risque de mérule. Cette obligation d’information ne signifie pas que la maison est infestée.
Avant de signer, l’acheteur doit donc vérifier deux éléments différents :
- la situation administrative du bien dans le zonage ;
- l’état réel des bois et des zones humides du bâtiment.
Le diagnostic mérule n’est pas automatiquement obligatoire
Il n’existe pas de diagnostic mérule systématiquement obligatoire pour toutes les ventes, y compris dans chaque commune listée. L’obligation porte d’abord sur l’information relative au risque lorsque le bien se situe dans une zone délimitée.
Un état parasitaire reste néanmoins utile lorsqu’une maison présente des traces suspectes, un historique de dégât des eaux, des caves humides, des bois dégradés ou des doublages derrière lesquels le champignon peut progresser. Le notaire précisera les documents nécessaires à la transaction concernée.
Des précautions s’appliquent aussi lors d’une démolition
Dans une zone délimitée, les bois et matériaux contaminés retirés lors d’une démolition ne doivent pas être transportés sans précaution. Ils doivent être traités ou détruits selon les règles applicables afin d’éviter la dissémination du champignon.
Ma commune n’est pas dans la liste : suis-je à l’abri ?
Non. Une commune absente de la liste n’est pas nécessairement à l’abri. La liste recense les zones reconnues par arrêté, pas l’ensemble des maisons touchées en France. Une absence de classement peut simplement signifier qu’aucun zonage préfectoral n’a encore été pris.
La mérule se développe lorsque le bâtiment lui offre des conditions favorables à son apparition : humidité persistante, bois ou matériaux cellulosiques, obscurité et ventilation insuffisante. Une fuite lente, une infiltration, une cave humide ou un défaut d’aération peuvent suffire à créer un environnement favorable.
En Bretagne, le risque ne se limite donc pas aux communes du Finistère et des Côtes-d’Armor présentes dans le tableau. Une maison ancienne à Rennes, Lorient, Vannes ou dans une commune non classée peut elle aussi présenter un foyer si les conditions du bâtiment sont réunies.
Comment reconnaître une suspicion de mérule ?
Les manifestations varient selon l’humidité, la lumière et le support. Plusieurs signes doivent alerter :
- une odeur persistante de champignon, de cave ou de sous-bois ;
- un feutrage blanc ou grisâtre sur le bois, la maçonnerie ou derrière un revêtement ;
- des filaments épais qui parcourent les matériaux ;
- une masse brune ou orangée bordée de blanc ;
- une poussière brun-roux correspondant à des spores ;
- un bois qui brunit, se fissure en petits cubes et perd sa résistance ;
- des plinthes, parquets ou encadrements qui se déforment ;
- une humidité anormale ou récurrente près de la zone touchée.
Une photographie ne suffit pas toujours à distinguer la mérule d’un autre champignon, d’une moisissure ou d’un dépôt lié à l’humidité. Consultez notre guide consacré aux premiers signes de la mérule.
Que faire en cas de doute ?
1. Ne masquez pas la zone
Évitez de repeindre, de poser un nouveau revêtement ou de remplacer uniquement le bois visible. Ces travaux peuvent cacher la progression du champignon sans résoudre la cause.
2. Recherchez l’origine de l’humidité
Contrôlez les fuites, infiltrations, remontées capillaires, évacuations, défauts de toiture et problèmes de ventilation. La suppression durable de l’humidité est indispensable, mais elle ne permet pas à elle seule d’évaluer les dégâts déjà présents.
3. Faites examiner les matériaux
L’examen doit déterminer la nature du champignon, les supports atteints et l’étendue visible ou cachée des dégradations. Selon le bâtiment, l’intervention peut nécessiter des mesures d’humidité, des sondages des bois ou l’ouverture de certaines zones.
4. Adaptez les travaux au diagnostic
Un traitement pertinent associe la suppression de la cause d’humidité, le retrait des matériaux irrécupérables et le traitement des zones conservées lorsque celui-ci est nécessaire. Découvrez le traitement professionnel de la mérule.
Acheter une maison dans une commune à risque : les vérifications utiles
Avant de vendre ou acheter une maison exposée à la mérule, ne vous limitez pas au nom de la commune. Vérifiez :
- si l’adresse exacte entre dans le périmètre de l’arrêté ;
- si le vendeur a connaissance d’un ancien foyer de mérule ou d’un traitement ;
- si le bien a subi une fuite, une infiltration ou un dégât des eaux ;
- si la cave, le vide sanitaire, les planchers et les pièces peu ventilées présentent des traces d’humidité ;
- si des travaux récents ont pu masquer des bois ou des murs dégradés ;
- si un état parasitaire est pertinent avant la signature.
- Une maison située dans une zone administrative n’est pas nécessairement touchée. L’objectif est de vérifier le bâtiment sans confondre risque territorial et infestation réelle.
Vendre un bien situé dans une zone mérule
Le vendeur doit signaler le risque applicable au bien lorsque celui-ci se trouve dans le périmètre d’un arrêté. Pour éviter une information incomplète :
- faites confirmer le zonage de l’adresse ;
- transmettez au notaire les documents disponibles ;
- ne présentez pas l’absence de traces visibles comme une preuve d’absence ;
- en cas de doute ou d’antécédent d’humidité, faites examiner le bâtiment avant la mise en vente.
Une information claire protège l’acquéreur et sécurise la transaction. Elle permet aussi de distinguer un simple zonage administratif d’un désordre réellement observé dans le logement.
Pourquoi la Bretagne est-elle particulièrement surveillée ?
Le cycle de développement de la mérule est favorisé dans les bâtiments durablement humides et peu ventilés. Le climat océanique, le bâti ancien, les caves, les murs épais et certaines rénovations qui bloquent les échanges d’air peuvent créer des conditions favorables.
Le tableau recense notamment des communes du Finistère et, depuis des arrêtés plus récents, des Côtes-d’Armor. Cela ne signifie pas que le Morbihan ou l’Ille-et-Vilaine sont exempts de mérule. Le risque dépend toujours de l’état du bâtiment.
BZH Qualité intervient en Bretagne pour rechercher l’origine des désordres, identifier les matériaux atteints et définir les travaux adaptés.

Questions fréquentes
Une commune sous arrêté est-elle entièrement infestée ?
Non. L’arrêté peut viser toute la commune ou seulement certains quartiers et certaines parcelles. Il indique un risque reconnu sur un périmètre administratif, pas l’état de chaque maison.
Où trouver la carte officielle de la mérule ?
La cartographie nationale publiée par le Cerema permet de repérer les territoires concernés. L’arrêté préfectoral et ses annexes restent nécessaires pour connaître le périmètre précis applicable à une adresse.
Le diagnostic mérule est-il obligatoire dans une commune classée ?
Pas automatiquement. Dans une zone délimitée, le vendeur doit informer l’acquéreur du risque. Un état parasitaire peut être demandé ou conseillé pour examiner réellement le bâtiment, notamment en présence d’humidité ou de traces suspectes.
Une maison située hors zone peut-elle être touchée ?
Oui. La mérule se développe en fonction des conditions du bâtiment. L’absence d’arrêté ne garantit pas l’absence de champignon.
La carte permet-elle de savoir si une maison est infestée ?
Non. Elle indique un zonage administratif. Seule l’inspection du bâtiment permet de rechercher la présence du champignon et d’évaluer l’étendue des dégâts.
Que faire si je découvre de la mérule chez moi ?
Ne masquez pas la zone, recherchez la source d’humidité et faites confirmer l’identification. Lorsque la présence est connue, elle doit être déclarée en mairie par l’occupant, le propriétaire ou le syndicat de copropriété selon la situation.
Mérule et termites : est-ce la même chose ?
Non. La mérule est un champignon lignivore ; les termites sont des insectes xylophages. Ils peuvent tous deux dégrader les bois, mais leur développement, leur identification et leurs obligations réglementaires sont différents.




