En quoi consiste le traitement par injection ?
Le traitement consiste à percer une ligne de trous à la base du mur puis à injecter un produit hydrofuge. En se diffusant dans le réseau poreux de la maçonnerie, celui-ci forme une barrière destinée à limiter la migration de l’eau depuis le sol.
La méthode n’est pas automatique : le diagnostic doit confirmer l’humidité ascensionnelle et vérifier le matériau, l’épaisseur du mur, l’état des joints, les vides éventuels et les niveaux de sol. Une infiltration latérale ou de la condensation nécessite une réponse différente. Consultez notre page sur le traitement des remontées capillaires en Bretagne pour comparer les principales solutions.
Pourquoi opter pour ce traitement ?
Lorsqu’elle est adaptée au support, l’injection agit directement sur le chemin de l’eau dans le mur et évite une intervention lourde sur toute la fondation. Son efficacité dépend toutefois de la continuité de la barrière, de la préparation de la maçonnerie et de la correction des autres apports d’eau.
Le mur doit ensuite sécher progressivement. La ventilation peut accompagner ce séchage, mais les enduits et peintures ne doivent pas être refaits avant contrôle de l’humidité résiduelle et traitement éventuel des sels.
Signes d'humidité ascensionnelle
Les signes compatibles avec une humidité ascensionnelle se concentrent généralement au bas des murs : auréoles, salpêtre, peinture qui cloque, enduit friable ou plinthes dégradées. Ils ne constituent pas, à eux seuls, une preuve suffisante.
Une mesure isolée en surface peut être influencée par les sels et les revêtements. BZH Qualité analyse la répartition des traces, la maçonnerie, les sols intérieur et extérieur ainsi que les évacuations d’eau avant de recommander une injection.
Déroulement du traitement par injection
1. Confirmer l’origine de l’humidité
Avant tout forage, le technicien vérifie que l’eau remonte bien depuis le sol par capillarité. Il relève la hauteur et la répartition des traces, mesure l’humidité à plusieurs niveaux et examine le salpêtre, les enduits, les plinthes et les sols.
Le diagnostic intègre la nature de la maçonnerie — pierre, brique, parpaing ou mortier —, son épaisseur, son homogénéité ainsi que les niveaux de terrain intérieur et extérieur. Il sert également à écarter une fuite, une infiltration latérale, un défaut d’étanchéité ou de la condensation. L’injection n’est retenue que si la remontée capillaire est confirmée et si le mur peut recevoir une barrière hydrofuge continue.
2. Préparer le support et sécuriser la zone
Les revêtements et enduits décollés ou chargés en sels hygroscopiques sont déposés sur la zone concernée. Ces sels attirent l’humidité de l’air : les conserver peut faire réapparaître des auréoles alors même que la remontée d’eau a été stoppée.
Les réseaux encastrés sont repérés avant perçage, le chantier est protégé et la base du mur est rendue accessible. Les apports d’eau extérieurs identifiés pendant le diagnostic — fuite, descente d’eaux pluviales, niveau de sol trop haut ou défaut d’évacuation — doivent être corrigés en parallèle, car une injection ne traite pas une infiltration indépendante.
3. Définir et réaliser le plan de forage
Une ligne de forages est réalisée au plus près du niveau bas du mur, de préférence dans un joint de mortier continu lorsque la maçonnerie le permet. Le diamètre, l’espacement et la profondeur sont définis selon la fiche technique du produit, l’épaisseur du mur et sa capacité d’absorption.
- Diamètre courant : environ 12 à 14 mm ;
- Espacement courant : environ 10 à 12 cm ;
- Profondeur : presque toute l’épaisseur du mur, en conservant quelques centimètres de matière ;
- Implantation : simple ou double rangée selon la configuration.
Sur un mur en pierre épais, irrégulier ou comportant des vides, le technicien adapte le tracé, peut intervenir depuis les deux faces et contrôle la continuité de la ligne. Des forages trop espacés ou trop courts laisseraient des ponts capillaires entre les zones traitées.
4. Injecter la barrière hydrofuge
Une crème ou une résine hydrofuge, généralement formulée à base de silanes et de siloxanes, est introduite dans chaque forage. Le produit diffuse dans le réseau poreux puis rend la zone traitée durablement non mouillable, de façon à interrompre la migration verticale de l’eau.
L’application se fait par diffusion ou à basse pression selon la porosité et la cohésion du support. Le volume est calculé en fonction de l’épaisseur du mur et contrôlé forage par forage. Une maçonnerie très absorbante, fissurée ou hétérogène peut nécessiter plusieurs passes afin d’obtenir une barrière continue, sans injecter inutilement au-delà de la capacité du matériau.
5. Reboucher et accompagner le séchage
Après diffusion du produit, les forages sont rebouchés avec un mortier compatible avec la maçonnerie. La barrière empêche de nouvelles remontées, mais elle ne fait pas disparaître instantanément l’eau déjà présente dans le mur.
Le séchage s’effectue progressivement vers les faces du mur. Il dure généralement plusieurs mois et peut atteindre 6 à 18 mois pour une maçonnerie ancienne ou épaisse. Pendant cette période, une ventilation régulière est nécessaire et les revêtements étanches sont évités. Des mesures de contrôle permettent de suivre la baisse de l’humidité avant d’engager les finitions définitives.
6. Restaurer les enduits au moment adapté
Les finitions sont reprises seulement lorsque l’état du mur le permet. Un enduit d’assainissement ou macroporeux, compatible avec le support, facilite l’évacuation de la vapeur d’eau et limite les effets des sels résiduels. Une peinture minérale ou perspirante est ensuite privilégiée.
Un enduit au plâtre, une peinture filmogène ou un doublage posé trop tôt peut enfermer l’humidité et masquer le séchage. La réception du traitement vérifie donc la barrière injectée, l’évolution de l’humidité et la cohérence des finitions. BZH Qualité explique au propriétaire les délais à respecter et les contrôles utiles avant remise en état complète.
Coût du traitement
Le coût du traitement par injection varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment l’épaisseur des murs, les matériaux et l’étendue des zones à traiter. En moyenne, les tarifs se situent entre 100 € et 200 € par mètre linéaire, main-d’œuvre comprise.
Il est conseillé de demander un devis personnalisé pour obtenir une estimation précise.

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Pourquoi choisir BZH Qualité ?
BZH Qualité intervient depuis ses agences de Quimper–Saint-Évarzec, Lannion et Lorient. Le diagnostic préalable permet de confirmer la cause de l’humidité, d’expliquer le protocole d’injection, les limites de la méthode et le temps de séchage attendu.
Pour une vision complète des autres traitements possibles, consultez notre page Traitement des remontées capillaires en Bretagne ou demandez votre diagnostic gratuit.
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