La présence d’un champignon sur la charpente indique que le bois est exposé à une humidité excessive. Selon l’espèce, les conséquences peuvent se limiter à une coloration du bois ou entraîner une perte de résistance mécanique. Sans suppression de la source d’humidité, les dégradations progressent et peuvent atteindre la charpente, les poutres ou les planchers. Un diagnostic identifie le champignon, mesure l’étendue des dégâts et détermine le traitement champignon charpente à appliquer. Qualité BZH intervient sur le traitement des bois et charpentes en Bretagne.
Qu’est-ce qu’un champignon du bois ?
Les champignons du bois n’ont pas tous le même impact sur une charpente. Certains se développent uniquement en surface et modifient l’aspect du bois. D’autres espèces dégradent directement sa structure et réduisent sa résistance mécanique. voici les deux familles.
Champignons lignicoles
Les champignons lignicoles se développent principalement en surface. Ils consomment les nutriments présents dans les cellules du bois sans s’attaquer à la paroi cellulaire.
- Signes visuels : Ils provoquent une modification de la couleur du bois, qui prend une teinte bleue, grise ou noire.
- Impact : Ils ne modifient pas la résistance mécanique des éléments de structure. Ils indiquent toutefois un taux d’humidité anormal dans la pièce (souvent supérieur à 20 %).
Champignons lignivores
Un champignon lignivore se nourrit directement du bois. Ces organismes sécrètent des enzymes qui dégradent la cellulose et la lignine, les deux composants qui assurent la solidité du matériau. L’attaque d’un champignon dans le bois réduit sa résistance mécanique, ce qui peut provoquer l’affaissement des éléments porteurs. Dès leur apparition, la mise en œuvre d’un champignon lignivore traitement est requise pour stopper les dégradations. Le plus connu et dangereux est la mérule.

Liste des champignons lignivores
Les structures en bois des habitations individuelles peuvent subir les attaques de trois types de pourritures distinctes.
La mérule
La mérule est le champignon lignivore le plus connu et le plus destructeur pour les structures en bois. Elle se développe dans les locaux humides, sombres et mal ventilés. Elle possède la particularité de propager son réseau de filaments (mycélium) à travers les maçonneries pour atteindre d’autres sources de bois. Un diagnostic rapide et un traitement de la mérule sont requis dès sa détection pour préserver l’intégrité de la toiture.
Le coniophore des caves
Le coniophore des caves est le cousin de la mérule. Moins connu du grand public, il est pourtant souvent responsable de l’altération des structures. Il nécessite un taux d’humidité du bois plus élevé pour s’installer (souvent suit à une fuite d’eau ou une infiltration). Il dégrade les éléments de structure de la charpente de manière identique à la mérule.
Les polypores et autres pourritures du bois
Ces champignons se classent selon le type de dégradation qu’ils génèrent :
- La pourriture cubique : Le bois se dessèche, se fissure et se divise en petits cubes. Le matériau perd toute sa cohérence et se brise au moindre choc. C’est le mode d’action de la mérule et du coniophore.
- La pourriture fibreuse : Provoquée notamment par les polypores, elle survient sur des bois présentant un taux d’humidité supérieur à 40 %. Le bois perd sa couleur et se délite sous forme de fibres longitudinales.
- La pourriture molle : Elle se développe lorsque le bois est en contact permanent avec l’eau ou le sol. Les attaques restent localisées en surface, mais détruisent la couche externe du bois.
Comment reconnaître un champignon dans une charpente ?
La détection d’un champignon repose sur l’observation visuelle et olfactive. Voici quelques signes caractéristiques à rechercher :
- Bois qui devient friable ;
- Taches blanches, brunes, noires ou orangées ;
- Odeur de cave/sous-bois/humidité ;
- Filaments ou plaques cotonneuses ;
- Petits cubes dans le bois ;
- Poutres qui s’effritent ;
- Humidité persistante ;
- Présence de moisissures autour de la charpente.
Note : Si le bois se casse facilement, s’effrite ou présente des filaments, il faut éviter de gratter ou traiter soi-même avant diagnostic. Le risque est de disperser les spores dans l’air et de propager la contamination.
BZH Qualité, expert certifié en Bretagne, réalise un diagnostic complet pour identifier le champignon responsable de l’infestation et proposer des traitements adaptés pour préserver votre bâti.
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Pourquoi un champignon de charpente est dangereux ?
Un champignon lignivore détruit progressivement les propriétés mécaniques du bois et réduit sa capacité à assurer son rôle structurel. Les poutres, solives et autres éléments porteurs peuvent alors perdre en résistance au fil du temps.
Si l’humidité persiste, le développement peut s’étendre à d’autres parties de la charpente, mais aussi aux planchers et aux murs voisins. De plus, il réapparaîtra de manière systématique, rendant tout traitement de surface inutile. Une charpente humide devient également plus exposée aux attaques d’insectes xylophages, notamment les capricornes et les vrillettes.
Diagnostic et identification des causes d’apparition des champignons
Le technicien commence par identifier l’espèce exacte du champignon responsable des dégâts. Il utilise un humidificateur de contact pour mesurer le taux d’humidité des bois et délimite précisément les zones contaminées. Cette étape comprend la recherche de l’origine de l’eau :
- Fuite de couverture ;
- Gouttière défectueuse ;
- Absence de ventilation ;
- Remontées capillaires ou condensation.

Quel traitement contre les champignons du bois ?
Le traitement dépend de l’espèce identifiée, du taux d’humidité, de la profondeur de l’attaque et de la section des bois. L’objectif est d’abord de ramener durablement leur humidité sous le seuil de 20 %, puis d’appliquer un produit fongicide adapté. Les professionnels utilisent principalement des produits biocides de type TP8, généralement formulés en phase aqueuse, sous forme liquide, concentrée, prête à l’emploi ou en gel. Les produits certifiés CTB-P+ sont évalués selon des normes spécifiques pour la mérule et les autres champignons lignivores.
Traitement fongicide par pulvérisation
La pulvérisation est utilisée lorsque l’attaque reste superficielle ou pour compléter un traitement en profondeur. Le produit est appliqué à l’aide d’un pulvérisateur basse pression ou d’un équipement airless, sur toutes les faces accessibles du bois, les assemblages, les fissures et les extrémités des pièces.
L’application doit être suffisamment abondante pour imprégner le support sans créer de brouillard. À titre indicatif, certaines formulations curatives prêtes à l’emploi annoncent un rendement d’environ 3 m² par litre, soit une consommation proche de 330 ml/m². La dose exacte reste toutefois définie par la fiche technique et l’autorisation de mise sur le marché du produit utilisé.
Injection du produit au cœur des poutres
Pour les poutres, solives ou madriers de forte section, une application de surface ne suffit pas toujours. Le technicien réalise des perçages dans le bois, installe des injecteurs munis de clapets antiretour, puis introduit le fongicide à l’aide d’une pompe d’injection sous pression.
Les perçages sont disposés en ligne ou en quinconce afin de répartir le produit dans toute la section. Selon les produits et la dimension des pièces, l’espacement peut être compris entre 20 et 40 cm. L’injection est généralement complétée par une pulvérisation de l’ensemble des surfaces accessibles.
Application d’un gel fongicide
Un produit sous forme de gel peut être retenu pour les bois verticaux, les zones difficiles d’accès ou les essences qui absorbent lentement les traitements liquides. Appliqué à la brosse ou avec un équipement airless adapté, le gel reste plus longtemps au contact du bois et limite les coulures.
Le choix entre un produit liquide et un gel dépend notamment de l’essence du bois, de son imprégnabilité et de la profondeur de la contamination.
Quel matériel est utilisé ?
Une intervention professionnelle peut nécessiter :
- un humidimètre pour mesurer le taux d’humidité du bois ;
- un perforateur et des mèches adaptées à la section des poutres ;
- des injecteurs avec clapets antiretour ;
- une pompe d’injection sous pression ;
- un pulvérisateur basse pression ou un équipement airless ;
- des brosses, grattoirs et outils de purge ;
- des équipements de protection respiratoire, oculaire et cutanée.
Les dosages, la pression d’injection, le diamètre des perçages et la quantité de produit sont déterminés à partir du diagnostic et des préconisations techniques du fabricant. Le traitement doit employer un produit fongicide autorisé pour l’usage concerné, idéalement certifié CTB-P+, et non un simple produit de surface vendu pour nettoyer les moisissures.
Les étapes d’un traitement curatif professionnel
Suppression des causes d’humidité
Sans la suppression définitive de la source d’humidité, le champignon lignivore traitement ne tient pas. Les travaux consistent à réparer les infiltrations de toiture, à améliorer la ventilation des combles (pose de chatières, installation d’une VMC) pour limiter la condensation, et à assécher les murs touchés. En cas de remontées capillaires, un traitement spécifique doit également être envisagé.
Dépose ou purge des bois trop atteints
Les sections de bois dont la résistance mécanique est compromise sont déposées et remplacées par des bois neufs préalablement traités. Pour les pièces de bois conservées, le technicien réalise une purge mécanique : un brossage et un grattage soignés pour éliminer le mycélium résiduel en surface.
Traitement fongicide par pulvérisation ou injection
Il s’agit de la phase de traitement curatif. Le professionnel applique un produit fongicide homologué (certifié CTB-P+). Pour les bois de forte section (poutres, madriers), le produit est injecté sous pression au cœur du bois via des injecteurs fixés dans des perçages alignés. Une pulvérisation de surface est ensuite réalisée sur l’ensemble de la charpente pour détruire les spores.
Protection préventive de la charpente
Une fois la structure assainie, un traitement champignon charpente préventif protège les bois contre les risques de nouvelles attaques. La pérennité de l’installation nécessite ensuite le maintien d’une bonne ventilation et un contrôle périodique des combles.
Peut-on traiter soi-même un champignon de charpente ?
L’utilisation de produits de traitement disponibles dans le commerce traditionnel ne permet pas d’éradiquer un champignon lignivore. Ces produits agissent uniquement en surface et ne stoppent pas la progression du champignon installé au cœur des poutres.
Tenter de traiter soi-même risque de masquer temporairement les signes visibles du problème pendant que la structure continue de se détériorer. Un traitement efficace requiert des équipements d’injection sous pression et une identification précise de la cause de l’humidité. Un diagnostic professionnel, comme celui de BZH Qualité, est requis dès que les bois de structure sont atteints.

Quand faire intervenir un professionnel ?
Une intervention professionnelle est recommandée dans les situations suivantes :
- Le bois devient friable ou s’effrite ;
- Les traces s’étendent sur plusieurs éléments de charpente ;
- Une odeur d’humidité persiste dans les combles ;
- La maison présente un problème d’humidité récurrent ;
- Une suspicion de mérule existe ;
- La charpente est ancienne et son état est inconnu ;
- Un projet de vente ou d’achat immobilier est en cours.
Et surtout, le climat océanique breton est caractérisé par une hygrométrie élevée et des pluies régulières. Ces conditions créent un environnement favorable à la prolifération des champignons lignivores dans les bois exposés de façon prolongée.
Qualité BZH réalise le diagnostic et le traitement des bois contaminés par les champignons lignivores en Bretagne.
FAQ
Quelle différence entre mérule et champignon lignivore ?
La mérule est une espèce spécifique de champignon. Elle appartient à la famille des champignons lignivores, qui regroupe tous les organismes capables de détruire la matière du bois.
Peut-on vendre une maison avec un champignon dans la charpente ?
La vente est possible, mais la loi impose d’informer l’acheteur de la présence du champignon si celui-ci est connu. En Bretagne, plusieurs communes font l’objet d’un arrêté préfectoral rendant le diagnostic parasitaire conseillé ou obligatoire avant une transaction immobilière.


