Savoir comment vivent et se comportent les termites permet de repérer vite une infestation, d’appliquer des traitements adaptés et d’éviter des dégâts coûteux à la maison.
Une intelligence collective
Les termites présents dans l’Ouest (principalement le Termite de Saintonge ou Reticulitermes santonensis) sont des insectes sociaux souterrains. Une colonie fonctionne comme un super-organisme comptant des milliers, voire des millions d’individus répartis en castes :
- Les ouvriers (les destructeurs) : ce sont eux, blanchâtres et aveugles, qui creusent et mangent le bois 24 h/24 pour nourrir la colonie.
- Les soldats : reconnaissables à leur grosse tête brune et leurs mandibules, ils défendent la termitière (notamment contre les fourmis).
- Le couple royal : caché profondément dans le sol, il assure la reproduction perpétuelle.
Le mécanisme de la trophallaxie
C’est le point faible que nous exploitons pour les éliminer. Les termites ne peuvent pas se nourrir seuls (sauf les ouvriers). Ils pratiquent la trophallaxie : un échange de nourriture par bouche-à-bouche ou par l’anus. Si un ouvrier mange un produit empoisonné, il le transmettra à toute la colonie, jusqu’à la reine.
Pourquoi votre maison ?
Le termite est lucifuge (il fuit la lumière) et cherche trois éléments vitaux :
- La cellulose : Bois (charpente, parquet), papier, carton, plâtre cartonné.
- L’humidité : Sans eau, il se dessèche.
- La chaleur : Nos maisons chauffées leur permettent de rester actifs même en hiver.
Détecter les termites est difficile car ils laissent la surface du bois intacte. Pour identifier une éventuelle infestation, BZH Qualité recherche des symptômes techniques précis :
Les cordonnets termites (Tunnels terreux)
Pour passer d’un endroit à un autre sans s’exposer à la lumière, les termites construisent des tunnels verticaux faits de terre, d’excréments et de salive. Ils ressemblent à des veines brunes courant sur vos murs.
Le bois feuilleté
Le termite mange le bois tendre (couches de printemps) et laisse le bois dur (couches d’été). Le résultat est un bois vidé de l’intérieur qui ressemble à un mille-feuille ou des pages de livre. Il ne fait pas de sciure (contrairement aux vrillettes).Les termites ne sélectionnent pas “volontairement” le bois dur ou tendre : ils mangent la cellulose, et les zones plus tendres sont simplement plus faciles à consommer, d’où cet aspect feuilleté très caractéristique.
L’essaimage (le vol nuptial)
Au printemps, des centaines d’insectes ailés noirs (souvent confondus avec des fourmis volantes) peuvent sortir soudainement d’une fente. Ce sont les futurs rois et reines qui cherchent à fonder de nouvelles colonies. Si cela arrive à l’intérieur, la colonie est déjà sous vos pieds.
Le sondage mécanique
Lors du diagnostic, nous sondons les plinthes et huisseries. Si l’outil traverse le bois sans résistance comme dans du papier, l’infestation est confirmée.
Selon la configuration du bâtiment et le niveau d’infestation, nous déployons deux stratégies. La méthode par pièges-appâts est aujourd’hui la référence technique pour une éradication totale.
Option A : Le traitement par pièges-appâts (Élimination de la colonie)
C’est la technique la plus performante et écologique, certifiée CTB-P+. Elle ne nécessite ni forage des sols intérieurs ni dégradation.
- Installation du périmètre de contrôle : Nous installons des stations (pièges) dans le sol tout autour de la maison (tous les 3 mètres environ) et des boîtiers actifs directement sur les traces de termites à l’intérieur.
- La contamination (Inhibiteur de chitine) : Les pièges contiennent une formulation de cellulose imprégnée d’un inhibiteur de croissance (comme l’Hexaflumuron). Ce n’est pas un poison foudroyant. Le termite le consomme, retourne à la termitière et contamine ses congénères par trophallaxie.
- L’effondrement : La molécule empêche le termite de produire sa chitine (sa « peau ») lors de sa mue. Incapables de muer, les termites meurent les uns après les autres. La reine, n’étant plus nourrie, meurt à son tour. La colonie est éradiquée en quelques mois.
- Surveillance : Le dispositif reste en place pour observer une éventuelle réinfestation venant du voisinage.
Option B : La barrière chimique (Traitement traditionnel)
Cette méthode vise à créer une zone infranchissable entre le sol et la maison en injectant un produit insecticide puissant dans les maçonneries (tous les 20 cm) et les sols. Elle est efficace pour protéger le bâti immédiatement, mais elle n’élimine pas la termitière, qui risque de se déplacer vers les jardins voisins.
BZH Qualité privilégie l’option A (Pièges) dans 90 % des cas pour son efficacité sur la source du problème.Assainissement de l’environnement
Le termite souterrain dépend de l’humidité. Pour garantir la durabilité du traitement, il est nécessaire de supprimer les sources d’eau et les ponts hygrométriques :
- Réparer les fuites (gouttières, évacuations).
- Ventiler les vides sanitaires pour assécher les maçonneries.
· Éliminer les contacts bois-sol en surélevant et éloignant les éléments en bois.
Le traitement contre les termites est un investissement nécessaire pour protéger et préserver la structure du bâtiment.
Type d’intervention | Prix indicatif (€ TTC) | Durée |
Traitement par pièges (Installation) | 1 500 € – 3 500 € | Réalisée en 1 à 3 jours, mais l’éradication complète de la colonie nécessite un suivi de plusieurs mois. |
Contrat de suivi (obligatoire méthode pièges) | 350 € — 550 €/an | Contrôles réguliers sur 6 à 12 mois pour garantir la destruction totale. |
Barrière chimique (Injection) | 30 € — 60 €/ml | Réalisée en 1 à 2 jours, efficace sur les zones ciblées, mais sans suivi prolongé. |
Le coût du traitement dépend surtout de la surface à traiter et du travail de préparation nécessaire avant l’application du produit. Plus la zone est grande et la préparation importante, plus l’intervention sera élevée. Avec BZH Qualité, bénéficiez d’une intervention reconnue et garantie.