Fourmis charpentières (Camponotus)

Les fourmis charpentières sont souvent confondues avec des fourmis de jardin inoffensives en raison de leur familiarité. Seulement, leur présence à l’intérieur est un signal d’alarme. Contrairement aux termites ou aux capricornes, ces insectes ne mangent pas le bois, mais le creusent pour y bâtir leur habitation. Elles transforment les charpentes, les cadres de fenêtres et surtout les matériaux isolants en un vaste réseau de galeries.

En Bretagne, l’humidité ambiante favorise leur installation, car elles privilégient les bois ramollis ou les structures ayant subi des infiltrations d’eau. Une infestation de fourmis charpentières est difficile à éliminer, car la reine reste cachée dans la structure ou à l’extérieur de la maison. Une intervention professionnelle est la solution pour cibler le cœur du nid et stopper l’extension des dégâts. 

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Qu’est-ce que la fourmi charpentière ?

La fourmi charpentière (généralement du genre Camponotus) est l’une des plus grandes espèces de fourmis présentes en Europe. Les ouvrières mesurent entre 6 et 15 mm, et sont généralement de couleur noire, parfois teintée de rouge ou de brun foncé. Elles se distinguent par un thorax au profil régulièrement arrondi et une taille marquée.

la fourmi charpentière n’est pas xylophage au sens digestif du terme. Elle ne se nourrit pas de cellulose. C’est un insecte fouisseur qui évide le bois, le polystyrène ou le polyuréthane uniquement pour créer des chambres et des couloirs de circulation afin d’y élever le couvain. 

Comment se développe la fourmi charpentière ?

Le développement d’une colonie est un processus lent au démarrage, mais exponentiel une fois établi. Tout commence par une reine fécondée qui cherche un endroit humide et confiné pour pondre ses premiers œufs. Le facteur déclencheur de l’installation est presque systématiquement l’humidité. Un bois sain et sec est trop dur pour être creusé initialement.

La colonie s’organise autour d’un nid principal où se trouvent la reine et les œufs. Cette installation se situe généralement à l’extérieur, dans une souche ou un tas de bois, ou dans une zone très humide de la maison. Lorsque la population grandit, des nids satellites sont créés dans des endroits plus secs et chauds, comme l’isolation des combles ou les cloisons creuses. Cette architecture en réseaux multiples rend la lutte difficile, car traiter un seul nid ne détruit pas la colonie. Les ouvrières circulent incessamment entre ces différents pôles, creusant toujours plus loin pour agrandir l’espace vital. 

Le saviez-vous ?

Les fourmis charpentières sont des maniaques de la propreté. Contrairement aux termites qui cachent leurs galeries avec de la boue, elles polissent le bois jusqu’à ce qu’il soit lisse et expulsent tous les débris à l’extérieur. C’est cette sciure propre, ressemblant à des copeaux de crayon, qui trahit souvent leur présence au pied des murs. De plus, une grosse colonie est bruyante : la nuit, on peut parfois entendre un crépitement semblable à du « papier froissé » dans les cloisons.

Notre conseil : Si vous croisez une file de fourmis, n’utilisez surtout pas de bombe insecticide. Tuer les ouvrières visibles provoque un stress chimique qui pousse la reine à dissimuler le nid plus profondément ou à scinder la colonie (effet de bouturage), rendant l’éradication bien plus difficile. Suivez-les discrètement pour repérer l’entrée du nid et contactez BZH Qualité.
— Arnaud, expert BZH Qualité. 

Comment détecter une infestation ?

L’activité des fourmis charpentières est souvent nocturne, mais plusieurs indices trahissent leur présence bien avant que la structure ne soit compromise.

Le signe le plus fiable est l’apparition de résidus au pied des murs ou des poutres. Contrairement à la farine fine du Lyctus, la fourmi charpentière rejette une sciure grossière, fibreuse, ressemblant à des copeaux de crayon. Cette matière est souvent mélangée à des débris d’isolants, des morceaux d’insectes morts et des restes de nourriture, car les fourmis sont des insectes propres qui évacuent les déchets hors du nid.

L’observation visuelle de grosses fourmis circulant en file indienne à l’intérieur de l’habitation, ou la présence d’individus ailés (essaimage) au printemps, confirme une infestation active. 

Quels sont les dangers des fourmis charpentières ?

Bien qu’elles ne mangent pas le bois, leur capacité d’excavation représente un risque pour l’intégrité du bâtiment et ses performances énergétiques. 

Risques pour votre maison

  •       Destruction de l’isolation thermique (polystyrène, laines minérales) transformée en galeries, créant des ponts thermiques majeurs.
  •       Affaiblissement structurel des pièces de bois humides (pannes sablières, encadrements de fenêtres), l’insecte évidant le matériau en laissant les couches externes intactes
  •       Dégâts électriques potentiels lorsque les fourmis nidifient dans les boîtiers ou gaines électriques.
  •       Insalubrité liée à la présence d’une colonie pouvant atteindre plusieurs milliers d’individus circulant entre l’extérieur (déchets) et l’intérieur (garde-manger).

Risques économiques

  •       Coûts énergétiques en hausse dus à la dégradation invisible de l’isolation des murs et des combles.
  •       Nécessité de remplacer les menuiseries ou pièces de charpente trop évidées.
  •       Difficulté de revente en cas de présence visible, l’acheteur pouvant craindre des vices cachés.

 
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Les traitements et solutions

L’éradication des fourmis charpentières ne repose pas sur la pulvérisation massive d’insecticide. Cette action ne ferait que disperser la colonie (effet de bouturage). La stratégie de BZH Qualité repose sur : 

Le traitement par appâts (La méthode reine)

La technique la plus efficace consiste à utiliser le comportement social de la fourmi : la trophallaxie (échange de nourriture). Nous appliquons un gel insecticide professionnel à haute appétence sur les lieux de passage. Les ouvrières consomment ce poison à effet retardé et le rapportent au nid pour nourrir les larves et la reine. La contamination se fait de l’intérieur, détruisant la colonie à la source en quelques semaines. 

Le traitement barrière et l’assainissement

En complément, une pulvérisation périphérique peut être réalisée pour créer une barrière chimique autour de la maison et empêcher la recolonisation depuis l’extérieur. Cependant, le succès durable de l’opération dépend de la suppression des sources d’humidité (fuites, végétation touchant la façade) qui ont initialement attiré l’insecte.

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Les étapes du traitement

Étape 1 : Diagnostic et traçage

Nos techniciens inspectent les lieux pour localiser les zones de passage et tenter d’identifier le nid principal ou les nids satellites. Cette étape permet de définir la stratégie d’appâtage. 

Étape 2 : Application du gel biocide

Le gel est déposé à des points stratégiques, hors de portée des animaux domestiques si possible, mais sur le chemin des ouvrières. Évitez de perturber les fourmis pendant cette phase pour qu’elles continuent leur approvisionnement. 

Étape 3 : Traitement de surface (si nécessaire)

Si le nid est accessible et exposé (par exemple après avoir retiré une planche pourrie), un traitement insecticide de contact par pulvérisation ou injection peut être réalisé pour une élimination immédiate. 

Étape 4 : Suivi

La destruction de la colonie n’est pas instantanée. Un contrôle peut être nécessaire après 3 à 4 semaines pour vérifier l’arrêt de l’activité et remettre des appâts si la colonie était particulièrement vaste. 

Prix et durée

Le tarif dépend de la surface à traiter et de la complexité pour atteindre les nids.

Traitement

Prix indicatif (€ TTC)

Durée estimée

Traitement par gel (Forfait)

350– 750 €

1 intervention

Traitement complet (Gel + Pulvérisation)

600 – 1500€

1 journée

Note : Ces tarifs incluent le déplacement et les produits professionnels. Un devis exact est établi après diagnostic.

Pour stopper l’invasion sans endommager davantage vos murs, faites appel à un professionnel. Contactez BZH Qualité. 

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BZH Qualité votre entreprise spécialisée en traitement des charpentes en Bretagne

Face à l’humidité bretonne, les fourmis charpentières disposent des bonnes conditions au développement leurs colonies tentaculaires. Contrairement aux simples fourmis de jardin, elles menacent votre isolation et vos menuiseries.

BZH Qualité maîtrise les protocoles spécifiques de lutte anti-fourmis (appâts professionnels, recherche de nids). Nous intervenons avec précision pour éliminer la reine et sauver votre habitation.

Vous résidez en Bretagne ? Nos techniciens se déplacent dans le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d’Armor et ses environs. Contactez-nous pour un diagnostic gratuit et precis. 

FAQ (Foire aux questions)

Les fourmis charpentières mangent-elles le bois ?

Non, contrairement aux termites, elles ne digèrent pas le bois. Elles le creusent uniquement pour y habiter. Les dégâts sont donc mécaniques (trous, galeries) et non alimentaires, mais ils peuvent être tout aussi destructeurs structurellement. 

La présence de fourmis ailées signifie que la colonie est mature (généralement plus de 3 ans) et procède à l’essaimage pour créer de nouvelles colonies. Si cela se produit à l’intérieur, c’est une preuve quasi certaine qu’un nid est installé dans vos murs ou votre plancher. 

C’est déconseillé. Tuer les ouvrières visibles avec un spray déclenche souvent une alerte chimique (phéromones) dans la colonie. La reine va alors accélérer la ponte ou déplacer le nid plus profondément, rendant l’infestation encore plus difficile à éradiquer. Seuls les appâts à effet retard fonctionnent durablement. 

Pas toujours. Le nid principal peut être dans une vieille souche dans le jardin, et les fourmis viennent dans votre maison (nid satellite) pour profiter de la chaleur et de l’isolation. C’est pourquoi le traitement doit souvent couvrir l’intérieur et la périphérie extérieure. 

Elle ne possède pas d’aiguillon fonctionnel comme les guêpes, mais elle possède de puissantes mandibules capables de mordre si elle est manipulée. Elle peut également projeter de l’acide formique sur la plaie, ce qui provoque une sensation de brûlure, mais cela reste sans danger pour la santé humaine.